Un nouveau collectif citoyen en visite à Valff

Samedi 13 juin, les membres du collectif Énergie Citoyenne Piémont Bruche organisaient leur première visite publique à la Ferme Saint-Blaise, afin de découvrir l’impressionnante toiture en panneaux solaires du magasin (800m² tout de même !) grâce aux explications de son propriétaire, M. Maurice Meyer.

Mais tout d’abord, revenons un peu sur la création de ce nouveau collectif. Initialement, quelques personnes motivées, surtout basées à Barr, ont l’idée de se regrouper pour favoriser le développement des énergies renouvelables sur leur territoire, mais elles ont toutes des emplois du temps déjà bien chargés, ce qui ne leur permet pas encore de passer à l’action. En 2025, Alter Alsace Énergies leur propose un accompagnement, rendu possible par la participation de l’association au projet européen Encom-Hub, qui vise à soutenir le développement des communautés énergétiques citoyennes.

Le premier chantier sera le choix d’une structure juridique : étant peu nombreux et ne souhaitant pas recréer une structure à part entière, le collectif décide alors de s’adosser à la coopérative Énergies Partagées en Alsace. Il en devient alors le premier groupe local bas-rhinois !

C’est maintenant la recherche d’une première toiture à équiper de panneaux photovoltaïques qui occupe les membres du collectif, dont le périmètre s’étend désormais jusqu’à Molsheim et la vallée de la Bruche. Ils espèrent pouvoir lancer une opération d’auto-consommation collective, afin de valoriser localement l’énergie produite.

Si vous êtes intéressé, ils seront très heureux de vous accueillir parmi eux !

 

 

Les présentations faites, revenons à la visite : M. Meyer nous a raconté toute la procédure lui ayant permis de mettre en place une toiture aussi conséquente au-dessus de son lieu de vente. Ce bâtiment, en bois avec quelques éléments de structure en métal, a été conçu dès le début pour accueillir des panneaux photovoltaïques, au point que ses dimensions ont été calculées en fonction de la taille des panneaux.

On peut observer directement le dessous des panneaux quand on rentre dans le bâtiment : M. Meyer nous explique que cela permet une meilleure aération et donc d’éviter que les panneaux montent en température. Par conséquent, c’est aussi eux qui assurent l’étanchéité : une petite fuite a été relevée à un endroit spécifique, mais rien de dramatique. Les panneaux sont lavés par un robot, tous les deux ans au plus.

Les 5 onduleurs sont regroupés au fond du bâtiment : M. Meyer nous indique qu’ils sont plus efficaces quand ils sont en bout de réseau, mais vu l’utilisation du bâtiment, il était plus simple que tout soit regroupé au même endroit.

Aujourd’hui, plusieurs années après l’installation, il est à noter que la productivité des panneaux est plus importante que celle qui avait été calculée ! Comment est-ce possible ? Eh bien, pour plusieurs raisons : les calculs initiaux avaient été prudents, la performance des panneaux diminue très peu avec le temps (moins de 0,5% par an), et l’ensoleillement tend à augmenter localement, ce qui explique donc cette amélioration de la production, autour de 105% du prévisionnel.

Pour le moment, l’intégralité de l’électricité produite est injectée sur le réseau dans le cadre d’un contrat de 15 ans, mais le propriétaire n’exclut pas de penser à l’auto-consommation collective quand il se terminera. Qui sait, les tracteurs seront peut-être électriques d’ici-là…

Si vous êtes intéressés par la démarche du collectif et souhaitez plus d’informations, n’hésitez pas à nous contacter : info@alteralsace.org

 

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