Face à un prix du kWh qui ne cesse d’augmenter, plusieurs solutions existent et l’une est de loin la plus simple à mettre en œuvre ; à vous de deviner !
- mettre en place des actions de sobriété énergétique
- discrètement tirer un câble pour se connecter au réseau du voisin
- investir dans des lampes à huile
- produire sa propre électricité grâce à un système de vélo connecté à une turbine connectée à un alternateur connecté à votre chargeur de téléphone
Bien que toutes les solutions aient des avantages, réduire notre consommation par des actions simples et concrètes nous permettra de faire face à la fluctuation des prix de l’électricité sans pour autant devenir délinquants.
Tout d’abord, mission chronophage mais efficace : analyser vos factures d’électricité.
Quelle est la puissance souscrite et la puissance maximale atteinte au cours de la dernière année ? Avez-vous des tarifs différents en heures pleines/ creuses ? Comparez les offres d’électricité sur votre territoire : Est-il possible de souscrire à un contrat d’électricité d’origine verte ? Existe il un collectif d’énergie renouvelable citoyenne sur votre territoire ? (Pas encore ? Alors lancez-vous dans cette aventure en contactant le réseau GELCER !) Existe il une opération d’autoconsommation collective à laquelle vous pouvez vous rattacher ? Ces projets vertueux, locaux, aux prix attractifs permettent d’atténuer la facture en participant à la transition énergétique.
Ensuite, place à la sobriété énergétique.
Revenons sur le therme sobriété qui a fait très peur à de nombreux concitoyens pensant qu’ils allaient « revenir à la bougie ». D’après le Larousse, la sobriété est une « qualité qui se caractérise par une absence d’ornements superflus ». Cette définition nous amène à réfléchir à nos modes de vie, à nos réels besoins. A-t-on besoin d’une voiture électrique d’une tonne pour aller à la boulangerie ? A-t-on besoin de rétroéclairage dans notre salle de bain pour illuminer les serviettes ? A-t-on besoin d’une veste chauffante ? A la suite de cet article, nous n’allons pas vous parler de baisser le chauffage à 19°C ou installer des LED ; ces conseils nous les connaissons (et les appliquons !!) déjà tous. Nous allons plutôt revenir sur nos choix quotidiens, les efforts que nous pouvons faire et actions que nous pouvons mettre en place.
3 types de sobriété sont à distinguer :
Sobriété dimensionnelle : elle s’applique lors de l’achat d’un équipement, d’un logement. C’est à ce moment là que nous pouvons nous interroger sur la taille et la puissance nécessaire en fonction de nos besoins. Bien qu’éteindre les lumières en quittant une pièce est normal et important, réfléchir en amont sur le nombre d’ampoules pour une pièce et leur puissance permet d’éclairer sans ornements superflus ! De même pour la taille de la télévision, de la voiture, le volume des pièces chauffées, le nombre d’équipements de cuisine…
Sobriété coopérative : s’organiser collectivement pour mutualiser nos besoins et ainsi éviter des achats individuels. Il y a 60 ans à peine, il n’y avait qu’un four dans le village ! Aujourd’hui, ça n’est plus un équipement que nous avons l’habitude de partager mais d’autres sont possibles, réduisant nos achats, optimisant la consommation d’électricité et l’énergie grise associée tout en renforçant les liens sociaux : covoiturage, partager les tondeuses, jeux de société et machines à raclette au sein d’un quartier ou immeuble. La sobriété coopérative créé du lien : c’est le cas des bibliothèques, des laveries qui se redéveloppent et les bornes de réparation de vélo qui se multiplient dans l’espace public.
Sobriété d’usage : elle s’appuie sur l’utilisation de nos équipements. Avec une programmation juste et utilisation rationnelle, c’est une réduction des consommations sans perte de confort. Pensons lowtech : puis-je répondre à mon besoin sans consommer d’électricité ? et agissons sobrement : c’est à ce moment que nous pouvons partir à la chasse aux watts tels des détectives qui traquent chaque électron sans relâche ! Ce travail minutieux nous amène à identifier tous les appareils consommant de l’électricité chez nous et réfléchir à comment nous pouvons réduire leur consommation : les débrancher, les utiliser moins souvent, s’en séparer, les utiliser plus efficacement, changer leur programmation… En moyenne, un foyer français a 99 équipements électriques*. Et vous ?
Liste (non exhaustive) des écogestes favoris de l’équipe d’Alter Alsace Énergies :
Régler le ballon d’eau chaude sanitaire à 55°C – changer le joint de mon réfrigérateur – couper toutes les veilles –étendre le linge dehors (même en hiver) – dégivrer le congélateur –utiliser les cycles « éco » – couvrir les casseroles -– détartrer la bouilloire – baisser la résolution de mes écrans – plusieurs plats au four à la fois – avoir des volets manuels – brancher les appareils électriques sur une multiprise à interrupteur que j’éteins lorsque j’ai fini de l’utiliser – installer une douchette économe (8L/min) – aération nocturne pour rafraichir le logement en été – sortir de la douche avant la fin de la chanson « J’t’emmène au vent » – rappeler aux commerçants qu’il est interdit de laisser les portes ouvertes si le chauffage / la climatisation est en route – investir dans des portfolios écoresponsable (ça n’aide pas à baisser sa facture d’électricité mais ça fait du bien au moral !) – augmenter la température du congélateur – régler les portes et fenêtres – dépoussiérer les ampoules – nettoyer les grilles d’entrée d’air et extraction de ma VMC – laver les mains à l’eau froide – couper l’eau chaude sanitaire lorsque je m’absente plusieurs jours.
Et maintenant, il n’y a plus qu’à !
PS : Pour ceux ou celles qui doutent encore : la bonne réponse était la 1.
*Ecologic, 2016

